Le jour où l'on a retrouvé le soldat Botillon

Hervé Giraud

Thierry Magnier, 2013

La guerre est une façon un peu différente de faire de la politique. C'est plus vivant, mais ça fait des morts.

"Noël Botillon avait vingt ans lorsqu'a éclaté la première guerre mondiale. Sa fille ne l'a jamais vu; Elle a fait le tour complet du compteur, cent ans. Aujourd'hui, on est là autour d'elle et il est décidé que pour la photo de famille, le truc mortel pour immortaliser l'instant mortel, tout le monde se donnerait la main. c'est un instant où la chaîne se reconstitue, au-delà du sourire que nous demande le photographe, il y a la présence spectrale du soldat retrouvé, le père, le soldat Botillon dont personne ne porte son nom mais qui est pourtant l'origine de tous."

La particularité de ce roman est d'avoir deux trames narratives :

la première est le vécu d'un adolescent de 14 ans à la recherche d'un arrière arrière grand père disparu dans des conditions étranges ; cette disparition est devenu un secret de famille (partie plutôt drôles et parfaitement en phase avec le vécu d'un adolescent d'aujourd'hui)

la seconde trame est le récit de ce soldat à la première personne, parti à la guerre à 20 ans et qui, blessé au visage, se terre près de chez lui sans jamais oser reparaître devant sa femme et son enfant. Le lecteur vit sa souffrance de l'intérieur"

Un regard juste, une histoire passionnante.

Proposé par Syvie L

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Commentaires : 1
  • #1

    herve Giraud (jeudi, 14 mai 2015 15:43)

    Merci pour cette agréable critique de mon roman.