Popville

Joy Sorman, Anouck Boisrobert, Louis Rigaud

Hélium

Le tactactactac assourdissant des marteaux piqueurs, la poussière aveuglante soulevée par les roues immenses des pelleteuses, les engins jaunes qui envahissent la place, l'odeur du goudron chaud, la démesure des grues éclairées la nuit comme des rampes d'atterrissage et au bout desquelles se balancent d'immenses poutres métalliques, les trous creusés dans la terre friable puis remplis de béton ferraillé, les pavillons, les tours, les écoles, les bibliothèques, la gare et les voies ferrées Le vide se remplit.

Au début, une route, quelques arbres, une église et quelques personnes. Peu à peu, on voit se construire un hameau qui prend de l'ampleur et devient ville.  De page en page, la ville se déploie. Les bâtiments surgissent et la ville prend forme.

C'est superbe. C'est aussi très impressionnant techniquement. Le texte accompagne bien l'illustration montrant le coté quasi inéluctable de la progression de la ville, la fascination qu'elle exerce sur les gens des campagnes alentour et sa propre population.

On ne peut s'empêcher d'être nous aussi fasciner tout en pensant que ça devrait s'arrêter.Ce n'est finalement pas toujours très beau. La ville n'est pas magnifiée. Avec ses formes droites, ses couleurs jaunes, rouge, bleu, presque agressives, la ville n'est pas si belle que ça. Mais on tourne tout de même les pages en s’émerveillant à chaque fois. 


On ne prête pas le livre, il est trop fragile. Mais il est à la médiathèque et vous pouvez le trouver sur place.

Proposé par Virginie

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