Stone Rider

David Hofmeyr

Gallimard Jeunesse, 2015

 Silence.

– Pourquoi ? Pourquoi vous faites ça?

Mais il connaît la réponse alors même qu’il pose la question. Parce qu’ils le peuvent. Parce que la vie est cruelle. Parce qu’à une époque, un de leurs frères a sans doute été tué et que c’est leur vengeance, infligée à des Pilotes sans défense. 

 

Dans le futur, les hommes restés sur Terre survivent à peine, travaillant à la mine, mourant jeunes. Une partie des hommes sont partis vivre sur une base. On dit qu'ils y vivent bien et en bonne santé. Une seule chance de rejoindre cette base : gagner la course de Blackwater. La participation à la course permet au moins d'échapper à course. Mais la course est dangereuse, les blessures, décès sont nombreux.

Adam Stone a justement une vie très difficile. Il hésite à participer à la course, s'il gagnait, il devrait abandonner son frère qui est handicapé depuis qu'il a a lui même fait la course mais s'il ne participe pas, il devra aller travailler à la mine...

 

Une course très dangereuse, pour amuser un petit groupe de privilégiés, on pense bien sûr à Hunger Games et d'une certaine manière dans les alliances, le fait qu'il ne peut y avoir qu'un seul gagnant... il y a des ressemblances.

Mais le roman a plein de spécificité et on oublie vite la comparaison.

Il y a d'abord le personnage d'Adam qui est vraiment intéressant. Dans un monde difficile, violent, Adam est plein d'empathie. Il s’intéresse aux autres, il leur vient en aide. Pour gagner la course, il le sait, il faudrait se montrer égoïste, ne pas s'attacher aux autres, se méfier de tous mais Adam en est incapable.

Il y a aussi plein de suspense et de surprise. A plusieurs reprises, j'ai été très étonnée du revirement de situation. Je ne m'attendais en particulier pas du tout aux diverses révélations sur Kane, personnage mystérieux, que rencontre Adam.

Il y a une grande particularité : les békanes, des engins que l'on se passe de père en fils et qui gardent en mémoire la trace des pilotes précédents. Les courses en sont enrichis.

Il y a surtout, une atmosphère particulière. A la fois dans la description de ce monde violent, dans lequel on rentre vite. Mais aussi dans le style de l'auteur dont on perçoit le rythme même à travers la traduction.

Le roman a une vraie fin avec une petite ouverture mais j'aurais voulu qu'il continue encore. C'est peut-être le seul petit reproche que je pouvais faire au roman. Mais j'ai lu que ce serait une trilogie. Vivement la suite !

Proposé par Virginie

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